Du 7 au 9 septembre 2026 à Kunming, en Chine, des experts, des représentants des Parties et de la société civile se sont réunis pour le Dialogue de Kunming, une rencontre informelle coprésidée par Huang Runqiu (ministre chinois de l'Écologie) et Nathalie Provost (secrétaire d'État canadienne à la Nature). Arrivés à mi-parcours des objectifs 2030 du Cadre mondial de Kunming-Montréal pour la biodiversité (KMGBF), les participants ont analysé le projet de rapport « État de l'action en matière de biodiversité » en vue de préparer la 17ᵉ Conférence des Parties (COP 17), qui se tiendra du 19 au 30 octobre 2026 à Erevan, en Arménie. La Secrétaire exécutive de la Convention sur la diversité biologique, Astrid Schomaker, ainsi que les coprésidents ont dressé un constat sans appel : les actions actuelles n'avancent ni au rythme ni à l'échelle nécessaires pour atteindre les cibles fixées.
Les échanges ont ciblé les obstacles majeurs à la mise en œuvre du cadre, en particulier les lacunes dans la portée des politiques nationales, le manque d'outils de suivi des données, ainsi que l'insuffisance des moyens financiers et technologiques. Le recours fréquent à des financements à court terme a notamment été pointé du doigt comme un frein à la planification stratégique.
Pour inverser la tendance d'ici 2030, le compte rendu de la réunion préconise de renforcer la volonté politique, de réformer les subventions néfastes à l'environnement, de consolider le modèle économique de la biodiversité et d'accroître le soutien financier et technique aux pays en développement. Le futur président de la COP 17, Hambardzum Matevosyan, a appelé à faire du sommet d'Erevan l'étape décisive du passage des engagements aux réalisations tangibles.
Par : Elvis GOUZA
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