Dans le Doubs, l'éleveur Emilien Claudepierre témoigne de l'intégration réussie d'un tracteur électrique pour la gestion de ses 75 vaches laitières, dans un contexte de soutien gouvernemental accru à l'électrification.
Le moteur électrique supprime les risques d'incendie liés aux gaz d'échappement sur le fourrage sec et offre un environnement de travail silencieux, bénéfique au bien-être des animaux.
Malgré son format réduit, l'engin est jugé nerveux et suffisamment puissant pour les tâches quotidiennes de nourrissage et de chargement du foin.
Bien que 30 % plus cher à l'achat (60 000 €), le tracteur voit sa rentabilité doubler face à la flambée du prix du GNR. L'exploitation utilise de l'électricité autoproduite via des panneaux photovoltaïques, garantissant une stabilité des coûts énergétiques et une indépendance totale vis-à-vis des stations-services.
Limité à 4 heures d'utilisation, le modèle électrique actuel ne permet pas de couvrir de longues journées de 8 heures.
L'éleveur estime que l'électrique n'est pas encore adapté aux travaux lourds, pour lesquels il privilégierait l'hydrogène ou les biocarburants à l'avenir.
L'État encourage la transition avec une enveloppe de subventions d'un million d'euros pour l'achat de ces matériels.
Par : Edouard Marguier
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