Lors d'une session animée par GOFAR, des arboriculteurs ont partagé leurs expériences sur trois solutions distinctes visant à pallier les contraintes de main-d'œuvre et à améliorer le confort opérationnel.
Co-développement : Léger SAS et la culture de la noisette
Mathieu Martinet (40 ha de noisetiers, 47) participe depuis trois ans au cahier des charges du RoboCut360 pour adapter la machine aux spécificités de la noisette (gestion des gourmands, fauche, pulvérisation). Face au coût d'un employé polyvalent (35 à 40 k€/an), le robot (estimé à 150 k€) représente une annuité de 25 k€, libérant du temps humain pour des tâches à plus haute valeur ajoutée.
L'outil vise à terme le broyage, le désherbage inter-rangs et la pulvérisation nocturne, avec des perspectives d'extension vers la culture du kiwi.
Modernisation de l'existant : le kit GoTrack
Philippe Planavergne (60 ha de pommiers, 82) utilise un kit de conversion polonais distribué par Vantage. Le système permet au tracteur de devenir semi-autonome tout en restant utilisable manuellement en cas de besoin.
Utilisé pour les traitements phytosanitaires, il permet à un seul opérateur de gérer deux chantiers en parallèle ou de compenser l'absence d'un salarié lors des fenêtres météo étroites.
Outre la réduction du stress, le kit réduit de moitié le temps passé sur le tracteur et limite l'exposition directe aux produits phytosanitaires.
Logistique : le robot de transport Kioti RT100
Ce robot sud-coréen de 380 kg (capacité 300 kg) arrive en Europe pour faciliter le transport de charges en verger via trois modes de guidage : GPS, télécommande ou câble intuitif. La prise en main rapide et la plateforme réglable en hauteur visent à soulager la pénibilité physique lors des récoltes ou du transport de vrac.
Par : Elisa Abreu
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