Gerrit Kurstjens, propriétaire de Beefwood Farms en Australie (Nouvelle-Galles du Sud), partage son expertise après avoir été le premier au monde, dès 2015, à intégrer des tracteurs autonomes dans les opérations quotidiennes d'une exploitation de 16 000 hectares.
Pour l'agriculteur, l'autonomie est un véritable « cadeau » pour l'agriculture, permettant de gérer des surfaces immenses avec une précision et une disponibilité constantes.
Si la technologie est une opportunité pour les fermes, elle représente un défi complexe pour les fabricants de tracteurs traditionnels. Kurstjens décrit un chemin semé d'embûches, marqué par des rachats d'entreprises technologiques et une volonté parfois fluctuante des constructeurs historiques à s'engager pleinement dans l'ouverture des systèmes.
Avec plus d'une décennie de pratique, l'exploitation a essuyé les plâtres des premières versions, confrontée aux enjeux d'interopérabilité et à la difficulté de maintenir des systèmes autonomes au sein de flottes de matériels souvent hétérogènes.
Par : René Koerhuis
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