Dans l'écosystème de la French AgriTech, de jeunes entrepreneurs développent un tracteur autonome piloté par intelligence artificielle pour répondre à la pénibilité des tâches agricoles et au manque de main-d'œuvre, estimé à près de 180 000 postes non pourvus dans le secteur.
Ciblant les opérations particulièrement lentes ou exigeantes (le désherbage mécanique, la pulvérisation viticole sur fortes pentes ou les travaux nocturnes en grandes cultures), ces projets ambitionnent de déléguer l'ensemble des interventions inter-rangs et du travail du sol à des équipements autonomes.
Ce développement s'inscrit toutefois dans un contexte économique d'extrême prudence, marqué par le revers de la startup américaine Monarch Tractor qui, malgré plus de 240 millions de dollars levés (environ 220 millions d'euros) et une valorisation supérieure au demi-milliard de dollars, a finalement dû licencier l'ensemble de ses équipes et abandonner son siège social.
Pour prouver la viabilité technologique et réglementaire de leur approche, les concepteurs français s'appuient sur les retours d'expérience des matériels déjà présents sur le terrain, à l'image du robot Trektor de la société SITIA ou du système IQUUS de Latitude GPS, qui démontrent la capacité d'un tracteur autonome à enchaîner des chantiers supervisés jusqu'à 24 heures d'affilée.
Par : Arnaud Chapuis
Lien :