En 2025, le paysage de l’agro-équipement repose sur deux piliers aux rôles complémentaires mais parfois flous : les 10 000 CUMA, axées sur la mutualisation du matériel, et les 15 000 ETA, spécialisées dans l’externalisation des travaux.
Les ETA emploient plus de 130 000 salariés, contre environ 5 000 pour les CUMA.
L'externalisation des heures de travail via l'agro-équipement est majoritairement portée par les ETA (plus de 70 %), tandis que les CUMA en assurent environ 30 %.
L'arsenal numérique au service de la performance : Pour piloter ces chantiers complexes, ces structures déploient des outils de pointe :
- Logiciels de planification, pilotage de flotte en temps réel et facturation automatisée.
- Boîtiers connectés pour le suivi des machines et la transparence des interventions.
- Autoguidage (gestion des recouvrements) et systèmes embarqués pour la modulation des doses.
Vers un nouveau modèle d'organisation ? La dynamique de délégation s'accentue. Si la délégation intégrale concerne environ 7 % des fermes françaises, elle semble se stabiliser. Néanmoins, l'essor de ces outils numériques, centralisés sur la plateforme collaborative Wiki Agri Tech, interroge sur l'évolution du modèle familial traditionnel vers une "agriculture déléguée" s'appuyant sur une main-d'œuvre et une expertise technologique externalisées.
Par Corentin Leroux
Lien :
Le numérique agricole dans les ETA et CUMA - Aspexit