L'INRAE a dévoilé les conclusions de son étude expérimentale « Rés0pest » menée pendant dix ans sur neuf sites en France pour évaluer des systèmes de grandes cultures et de polyculture-élevage.
Initié par le chercheur Jean-Noël Aubertot, ce projet a testé une rupture technologique majeure : la suppression totale de tout produit phytosanitaire combinée au maintien d'engrais minéraux, se distinguant ainsi de l'agriculture biologique.
Les résultats démontrent que ce modèle est techniquement faisable et économiquement viable, permettant de dégager entre un et trois Smic par exploitant (au moins deux Smic dans 80 % des cas).
L'étude souligne toutefois qu'en l'absence de couverture chimique, les cultures sont plus exposées aux bioagresseurs, ce qui génère une plus grande variabilité des rendements selon les zones géographiques. Si le pois chiche a éprouvé des difficultés en Occitanie, le blé, la betterave et la pomme de terre ont en revanche prospéré au nord de la Loire, affichant pour les céréales des rendements supérieurs au bio mais inférieurs au conventionnel.
Par : Sciences et Avenir avec AFP
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