Contrairement aux évolutions observées sur d'autres technologies comme les GPS ou les drones, la baisse de coût induite par l'augmentation des volumes de production ne s'appliquera pas forcément aux robots agricoles.
Lors d'une démonstration de désherbage aux Pays-Bas, des experts de l'Université de Wageningen (WUR) et le fondateur d'Andela Techniek ont souligné une réalité fondamentale : le tarif d'un robot n'est pas déterminé par son coût de fabrication, mais par la valeur économique qu'il crée sur l'exploitation.
Le débat ne porte plus sur le prix d'achat brut, mais sur le gain financier net apporté à l'agriculteur grâce au remplacement de la main-d'œuvre, à la réduction des herbicides et à la fiabilité des interventions lors des fenêtres de tir critiques.
Cette logique de tarification basée sur la valeur s'intensifiera à mesure que les contraintes réglementaires et structurelles s'alourdiront. Avec la disparition progressive de nombreuses molécules chimiques et l'accentuation de la pénibilité du recrutement, le robot ne cherchera plus à être compétitif face aux méthodes traditionnelles, mais deviendra l'une des seules solutions viables sur le marché.
Enfin, contrairement aux tracteurs conventionnels où la fidélité à la marque et le facteur émotionnel pèsent lourdement dans la décision d'achat, le choix d'un robot sera guidé de manière pragmatique par la solidité de son modèle économique. Les machines gagneront en intelligence et en rapidité dans la décennie à venir, mais leur prix restera directement indexé sur la rentabilité qu'elles apportent aux producteurs.
Par : Geert Hekkert
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