Lors d'une journée de démonstration France animée par la FDCuma du Tarn, Laure Figuéreu-Bidaud, agricultrice en Seine-Maritime (550 ha), a partagé son expérience sur l'intégration de l'AgBot d'AgXeed dans son système polyculture-élevage.
Un modèle économique comparable au conventionnel :
Pour 800 heures d'utilisation annuelle, le coût du robot est équivalent à celui d'un tracteur de 250 ch équipé en 6 mètres. Acquise pour environ 300 000 €, la machine bénéficie d'un contrat de maintenance tout compris à 12,50 €/h, offrant une prévisibilité budgétaire similaire à celle d'un robot de traite.
Le robot compense sa largeur de travail réduite (3 à 4 m) par une autonomie totale, travaillant plus longtemps sans pauses humaines.
Avec 600 heures de travail du sol effectuées dès la première saison, le robot permet d'intervenir la nuit ou juste avant les pluies, sécurisant ainsi la qualité des semis d'automne. L'usage du robot impose une planification hebdomadaire rigoureuse (ex: 12h de travail pour 30 ha) et une refonte des pratiques culturales habituelles.
Contrairement aux gros engins conventionnels qui effraient parfois les riverains, le robot suscite la curiosité et le dialogue, étant perçu par le voisinage comme une version agrandie du robot tondeuse domestique.
L'amélioration des conditions de travail et la diminution de la fatigue physique apparaissent comme les premiers moteurs d'adoption, avant même les gains financiers directs.
Par : Elisa Abreu
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